l’Université de Kinshasa et la Gestion Durable des Forêts

Le 04 octobre dernier, la SODEFOR a été invitée par l’Université de Kinshasa à présenter son expérience en matière de Gestion Durable des Forêts de la RDC afin de contribuer aux cours universitaires d’Aménagement Forestier des étudiants a Faculté des Sciences Agronomiques et Environnement. La SODEFOR s’est mobilisée avec sa Coordonnatrice de la Gestion Durable, son Directeur des études, et la responsable des Clauses Sociales.

La gestion durable des forêts repose aujourd’hui sur plusieurs principes qui sont énoncés dans l’arrêté 072/2018 qui clarifie notamment les modalités de collaboration de la compagnie forestière avec les communautés riveraines. Une attention particulière a été donnée à la réalisation des clauses sociales du cahier de charges et â toutes les actions qui contribuent à la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODDs).

Les étudiants étaient très intéressés par plusieurs détails sur le fonctionnement des clauses sociales avec les communautés, les difficultés rencontrées par le concessionnaire, les outils pour maintenir toujours la paix entre les communautés et le concessionnaire et un débat long et intéressant a eu lieu avec de nombreuses expériences qui ont contribué à une nouvelle ouverture d’esprit pour ces étudiants qui ne sont pas encore en contact avec le monde réel du travail.

C’est ainsi qu’en une vingtaine d’années, en plus de la réfection de dizaines d’établissements, le secteur forestier de la RDC a construit plus de 325 écoles, permettant la scolarisation de 83.000 enfants, mais également la construction d’hôpitaux, de dispensaires médicaux, de marchés, de routes de désenclavement, facilitant ainsi l’émergence économique et le développement des populations enclavées.

Hormis les résultats positifs impressionnants du secteur forestier formel de la RDC, un certain nombre de difficultés ont été rappelées dans la mise en œuvre de ces clauses sociales.

En effet, de plus en plus, avec la facilitation des réseaux sociaux en particulier, plusieurs journaux reçoivent des financements extérieurs pour cibler spécifiquement les échecs, et tenter de montrer que le secteur ne respecte pas ses engagements. Cependant, ils ne saluent jamais les travaux accomplis ou les points positifs et ne distinguent non plus les différences entre les gestionnaires des forêts aménagées, qui ont un rôle moteur dans le développement des communautés respectant leurs engagements, des autres sociétés non aménagées, ou même du secteur artisanal informel, qui pillent les ressources dans l’impunité la plus complète.

L’autre difficulté majeure qui a été présentée concernait les problèmes de conflits fonciers intercommunautaires, dont les entreprises se retrouvent souvent victimes. L’arrivée de la législation sur les clauses sociales a fait prendre conscience aux communautés que leur forêt avait plus de valeur qu’auparavant et que celles-ci pouvaient devenir un levier pour leur développement inclusif. C’est ainsi qu’à leurs yeux, les portions de forêt où les limites entre communautés étaient auparavant floues, ont tout d’un coup fait l’objet d’enjeux économiques considérables pour lesquels les communautés se sont mises à rappeler l’exactitude de leurs limites, ce qui amène régulièrement a des désaccords et les compagnies sont empêchées de travailler tant que ces désaccords ne sont pas réglés. Il a été souligné que dans ces situations relativement fréquentes, toutes les parties prenantes (l’État Congolais et la société civile) doivent se mettre ensemble pour solutionner les situations.

Parmi les conclusions de la présentation, il a été rappelé aux étudiants que la mise en œuvre des clauses sociales dans le cadre de l’aménagement forestier est un formidable moyen de lutte contre la pauvreté, mais que par ailleurs, il est nécessaire d’attirer l’attention à la jeunesse, qui adhère facilement à la réalité des réseaux sociaux, de prendre du recul par rapport aux publications qui sont faites à cet égard, et de garder un esprit délié et critique sur leur perception de choses.

Enfin, la séance de présentation s’est terminée avec un moment de questions-réponses ce qui a permis aux étudiants de faciliter leur compréhension sur quelques points et de satisfaire leur curiosité.

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